Est-ce le bon moment pour vendre ou acheter ? Voici ce que disent vraiment les chiffres

Entre stabilisation des prix et taux qui pourraient remonter à la rentrée, 2026 offre une vraie fenêtre d'opportunité, à condition de ne pas rester dans l'attentisme.

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Est-ce le bon moment pour vendre ou acheter ? Voici ce que disent vraiment les chiffres

"On attend encore un peu, on verra plus tard." C'est la phrase qu'on entend beaucoup depuis trois ans côté vendeurs comme acheteurs. Sauf qu'attendre a un coût et en 2026, ce coût commence à se voir clairement dans les chiffres.

 

Le marché n'est plus en crise, il se normalise

Après des années de correction marquées par la baisse des transactions et la prudence généralisée des acheteurs, 2026 marque une sortie progressive de la crise immobilière, avec des prix globalement stabilisés et les premiers signes d'une reprise modérée. Du côté des prix, les données INSEE du troisième trimestre 2025 montrent une stabilisation, voire une légère hausse de 1,3% pour les appartements et 0,2% pour les maisons au niveau national. La phase de baisse semble bel et bien derrière nous.

 

Côté taux, la situation est plus contrastée mais loin d'être bloquante

Selon les Notaires de France, le volume de transactions de logements anciens atteint 945 000 sur 12 mois glissants à fin décembre 2025, soit une progression annuelle de l'ordre de 12%. Les Notaires eux-mêmes le formulent ainsi : la reprise est bien engagée, mais elle s'opère à un rythme mesuré plutôt que dans l'euphorie. Une nuance importante : les volumes restent inférieurs d'environ 25% au pic atteint à l'été 2021, ce qui confirme qu'on est loin d'un marché en surchauffe. Autrement dit : les projets se concrétisent bel et bien, ils prennent juste un peu plus de temps à mûrir qu'en période de rush post-Covid.

 

Pourquoi attendre peut coûter cher

C'est là que ça devient concret pour ceux qui hésitent encore. En juillet 2026, malgré une hausse des taux directeurs de la BCE, les taux de crédit immobilier reculent légèrement chez certains courtiers, portés par une forte concurrence entre banques. Une fenêtre qui ne durera pas éternellement : la BCE a relevé ses taux directeurs début juillet 2026, une première depuis septembre 2023, sous l'effet d'une inflation repartie à la hausse.

Concrètement, le retrait progressif des offres promotionnelles, notamment pour les primo-accédants, entraîne déjà une hausse effective des taux réellement proposés, même si les barèmes affichés restent stables. Et les professionnels du crédit sont unanimes sur un point : les experts recommandent de finaliser les projets immobiliers avant la rentrée de septembre, les écarts entre établissements bancaires restant significatifs. Meilleurtaux.com

 

Le vrai risque, c'est l'attentisme

Ce n'est pas nous qui le disons, ce sont les chiffres : acheter, vendre ou investir en 2026 nécessite d'anticiper, car l'attentisme peut devenir risqué si les prix repartent à la hausse et que les conditions de financement évoluent. Pour les vendeurs, le message est clair : 2026 est identifiée comme une bonne année pour vendre, à condition de ne pas rester dans l'attentisme.

Un exemple parlant : une acheteuse à Bordeaux a vu son taux passer de 4,1% à 3,4% entre janvier et mars 2026, avant de constater une remontée en mai — verrouiller son achat rapidement lui a permis d'éviter une hausse de crédit qui aurait représenté plusieurs milliers d'euros supplémentaires sur la durée du prêt. Ce genre de situation illustre bien pourquoi le timing, dans un marché qui bouge, devient un vrai levier de négociation.

 

Ce qu'il faut retenir

Le marché n'est ni figé ni euphorique : il est en phase de stabilisation, avec des fenêtres d'opportunité qui se resserrent progressivement à mesure que l'automne approche. Ni la panique, ni l'attentisme ne sont de bonnes stratégies — la bonne approche, c'est d'avancer avec des données actualisées et un accompagnement qui connaît le terrain.

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