
Les notaires ont enregistré à la fin du mois de septembre un nombre de transactions immobilières au plus haut depuis 10 ans.
Selon les chiffres publiés par les notaires ce mardi 13 décembre, le nombre de ventes réalisées sur un an, à la fin du mois de septembre, a atteint un niveau inédit depuis dix ans. 838.000 biens immobiliers ont été cédés entre septembre 2015 et septembre 2016, soit 11% de plus que l’année dernière. La hausse est particulièrement marquée en Ile-de-France, où les ventes de logements anciens ont progressé de 15% sur un an!
Le marché a profité de taux de crédit exceptionnellement bas et d’un retour de la confiance. «Après trois années d’attentisme», les ménages se sont enfin décidé à concrétiser le projet immobilier qu’ils nourissaient depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, ce qui a engendré un effet de rattrapage. Il faut dire qu’entre octobre 2015 et octobre 2016, la baisse des taux a représenté l’équivalent d’une baisse des prix de l’immobilier de 7,5%, selon Crédit Logement. L’effet sur le pouvoir d’achat des ménages a été d’autant plus important que les prix sont restés sages.
Si les notaires ont constaté une hausse des prix à Paris, ailleurs en France, l’heure est loin d’être à la flambée des prix. Celui des appartements, au nivau national, ne progresse que de 0,3% et reste à son niveau de 2009. Le prix des maisons progresse a contrario plus vite en régions (+2,1%) qu’en Ile-de-France (+1,2%). Le marché français reste par ailleurs très hétérogène: si certaines villes comme Paris (+3,6%) et plus encore Bordeaux (+4,1%), voient leurs prix fortement progresser, d’autres villes comme Angers, Montpellier ou Saint-Etienne enregistrent de leur côté une nouvelle baisse. Avec un budget de 150.000 euros, un acquéreur avait à la fin du mois de septembre le choix entre un 3 pièces à Toulouse, un 4 pièces à Tours et un 5 pièces à Brest... A quand la remonté des prix en Martinique?