
Et vous, seriez-vous prêts à tout quitter pour tenter l’aventure japonaise ?
Une maison à 25 000 € ? C’est possible… au Japon
Selon le New York Times, le Japon, dont la population vieillissante ne cesse de baisser en nombre, compte des millions de maisons vides, un phénomène connu sous le nom d’akiya.
Les données gouvernementales les plus récentes faisaient état en 2018 d'environ 8,5 millions d'akiyas dans tout le pays, soit environ 14 % de l'ensemble de son parc immobilier. Mais les observateurs affirment qu'il y en a entre 10 et 11 millions aujourd’hui et qu’elles pourraient représenter plus de 30 % de l'ensemble des habitations d'ici 2033, notamment dans les zones rurales.
Comment expliquer cette anomalie ?
Au Japon, les maisons perdent de leur valeur au fil du temps, jusqu'à ce qu'elles ne vaillent plus rien. Lors d’une succession, il est de plus en plus fréquent que les héritiers refusent d’en devenir propriétaires, pour ne pas avoir à les entretenir ou à les remettre aux normes récentes, ni même à les démolir, ce qui peut s’avérer coûteux.
Elles sont alors généralement vendues aux enchères par les municipalités pour des montants parfois dérisoires, à partir de 3 millions de yen soit environ 25 000 €. Une aubaine pour une nouvelle génération d’acheteurs jeunes, travaillant à distance et souhaitant renouer avec la nature.
Mais ces néo-ruraux sont en nombre bien insuffisant pour répondre aux innombrables offres de maisons abandonnées à vendre. Résultat, cette aubaine commence à attirer des acheteurs étrangers, venant d’Asie mais aussi d’Europe.
Et vous, seriez-vous prêts à tout quitter pour tenter l’aventure japonaise ?