
Bilan 2024 – Une Année de Transition aux Résultats Contrastés mais Encourageants
Édition Janvier 2025
Comme prévu en janvier 2024, le volume annuel des transactions dans l'immobilier ancien est resté en dessous des 800 000 ventes.
Le premier semestre 2024 a été marqué par des difficultés pour le secteur immobilier en raison de la hausse des taux de crédit, atteignant un pic en décembre 2023.
Malgré une baisse progressive des taux dès le début de 2024, les effets bénéfiques ne se sont pleinement fait sentir qu'à partir du second semestre.
Cette tendance s'est renforcée au dernier trimestre 2024, grâce à la baisse continue de l'inflation et à la diminution des taux d'emprunt immobilier qui en a découlé.
En raison de l'inertie propre aux mécanismes du marché immobilier, l'impact des conditions de crédit défavorables de fin 2023, avec un taux moyen sur 20 ans de 4,26 %, a perduré en début d'année.
Cependant, la légère mais constante reprise des ventes dans l'ancien, soutenue par l'amélioration de l'accès au crédit, laisse entrevoir un rebond pour 2025.
La baisse des volumes de vente a permis une reconstitution progressive des stocks et une diminution des prix.
En ce début d'année 2025, les prix ont évolué sur 12 mois de la manière suivante :
Ces variations dépendent toutefois de nombreux facteurs, notamment la localisation géographique, la performance énergétique et la demande pour chaque type de bien.
À Paris, les prix ont reculé en moyenne de -4,7 %, atteignant 9 557 € le m² sur 12 mois. Cependant, de fortes disparités subsistent selon les arrondissements et l'état des biens.
Cette baisse des prix a conduit à une augmentation des ventes de +3,2 % dans la capitale.
La correction des prix touche également l'Île-de-France, qui avait connu une hausse marquée après la période Covid.
En moyenne, les prix y ont baissé de -3,8 % sur 12 mois, avec des disparités selon les départements :
En revanche, les évolutions ont été plus limitées dans :
Les difficultés d'accès au crédit, les exigences en matière de performance énergétique et les résistances des vendeurs à ajuster leurs prix ont globalement tendu les négociations, prolongeant les délais de vente.
Actuellement, 9 transactions sur 10 impliquent des négociations sur le prix.
Après deux années difficiles marquées par une baisse des transactions, des fermetures d'agences et des tensions financières, les perspectives pour 2025 sont plus optimistes.
Grâce à une stabilisation progressive des taux d'intérêt et à un regain de confiance des acquéreurs, une reprise est attendue, avec un volume de transactions estimé à 850 000 ventes, plus proche des tendances historiques.
L'inflation, actuellement maîtrisée à 1,3 % en décembre 2024, devrait atteindre 1,5 % en 2025, favorisant des taux de crédit sur 20 ans sous les 3 %. Cela devrait soutenir le pouvoir d'achat immobilier des Français et relancer progressivement l'activité.
Cette reprise s'explique par :
Les agences ayant su renforcer leur expertise et leur résilience durant cette période devraient pouvoir profiter de cette reprise.
2025 s'annonce comme une année charnière, marquée par des opportunités de reconquête et un retour progressif à un marché plus fluide et dynamique.
Les récentes déclarations de François Bayrou sur la politique du logement laissent entrevoir plusieurs mesures favorables :
Ces initiatives devraient contribuer à relancer la demande immobilière.
« Cette situation, conjuguée à des mesures incitatives espérées du gouvernement, devrait créer un environnement favorable à une reprise du marché.
Nous prévoyons ainsi une augmentation du nombre de transactions en 2025, avec un volume qui pourrait atteindre, voire dépasser, les 850 000 ventes. »
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