Entre abus de pouvoir et illégalité
Dans un marché immobilier très tendu, les bailleurs sont en position de force. Les candidats à la location se bousculent à leurs portes : ils n’ont que l’embarras du choix. Une situation qui amène son lot de dérives. Certains propriétaires n’hésitent pas à imposer des contraintes illégales dans leur bail de location comme exiger qu’un garant devienne colocataire, que le bail soit établi au nom des parents ou qu’une caution de plusieurs dizaines de milliers d’euros soit versée. D’autres se montrent très exigeants sur le profil de leur futur locataire. L’heureux élu ? Non-fumeur, sans animal de compagnie, célibataire… Certains vont même jusqu’à établir une liste des professions que les personnes qui occupent leur bien doivent exercer. Des exigences parfois délirantes qui, rappelons-le, sont illégales. Le locataire a le droit de faire ce qu’il veut de son logement pour autant qu’il le remette en état avant son départ. Quant à la caution, elle ne peut dépasser un mois pour un logement nu, deux mois pour un meublé.