Achat immobilier : quel salaire faut-il pour devenir propriétaire d’un trois-pièces en France ?

Des écarts de prix frappants entre les villes

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Achat immobilier : quel salaire faut-il pour devenir propriétaire d’un trois-pièces en France ?

L’accession à la propriété reste un objectif majeur pour de nombreux Français. Mais avec la hausse des taux d’intérêt et les disparités entre les villes, le rêve d’un trois-pièces n’est pas à la portée de toutes les bourses. Une récente étude révèle le revenu mensuel nécessaire pour financer l’achat d’un appartement de 70 m² dans les principales villes françaises.


Des écarts de prix frappants entre les villes

Sans surprise, Paris reste la ville la plus chère avec un prix au mètre carré de 9 846 €, soit un trois-pièces estimé à 689 220 €. Pour y acheter un logement, il faut un revenu mensuel de 11 024 €, en supposant un crédit sur 25 ans avec un taux de 4 % et un endettement maximal de 33 %.


À l’autre extrême, Saint-Étienne affiche les prix les plus abordables, avec un coût moyen de 1 630 € par m², soit 114 100 € pour un 70 m². Ici, un revenu de 1 824 € par mois suffit pour obtenir un financement.

Entre ces deux extrêmes, des villes comme Nice (4 771 €/m²), Lyon (5 304 €/m²) et Bordeaux (4 463 €/m²) nécessitent des revenus mensuels compris entre 5 358 € et 6 939 € pour devenir propriétaire.

Biarritz, la surprise de la côte Atlantique


Si Paris est hors de prix, Biarritz n’est pas en reste avec un prix moyen au mètre carré de 7 235 €. Un trois-pièces y coûte en moyenne 506 450 €, ce qui nécessite un revenu d’environ 8 095 € par mois. Une somme conséquente qui reflète l’attractivité et la rareté de l’immobilier dans cette ville prisée.


Un accès à la propriété de plus en plus difficile

Avec la remontée des taux d’intérêt et le durcissement des conditions d’octroi de crédit, le pouvoir d’achat immobilier des Français continue de diminuer. Dans certaines villes, il devient presque impossible pour les ménages aux revenus moyens d’acquérir un bien sans un apport conséquent.

Les investisseurs et primo-accédants doivent désormais adapter leur stratégie d’achat, en se tournant vers des villes où le marché reste plus abordable ou en revoyant leurs critères de surface et d’emplacement.




Avec ces écarts de prix, choisir sa ville d’achat devient une décision stratégique. Investir dans une métropole dynamique avec un bon potentiel de valorisation ou opter pour une ville plus abordable offrant une meilleure qualité de vie ? L’immobilier reste un jeu d’équilibre entre budget, localisation et perspectives d’avenir.